Qu’est-ce qui peut bien pousser ces gens à venir s’entasser, chaque fin de semaine dans ces endroits bruyants et sombres que sont les boîtes de nuit ? C’est le genre de questions que je me pose à 5 heures du matin quand cette scène d’un incroyable inesthétisme se déroule sous mes yeux. Il y a d’abord […]

¹ Lecture : 52 min. - Par Laurent CARDON, le 11 octobre 2012 - 10 réponses

Qu’est-ce qui peut bien pousser ces gens à venir s’entasser, chaque fin de semaine dans ces endroits bruyants et sombres que sont les boîtes de nuit ? C’est le genre de questions que je me pose à 5 heures du matin quand cette scène d’un incroyable inesthétisme se déroule sous mes yeux.

Il y a d’abord tout ce paquet de nanas sur lesquelles on réviserait presque notre conjugaison : je mate, tu mates, il mate, nous matons, vous matez, ils matent … sans grand héroïsme, autant se l’avouer. Elles sont là, en petite robe noire trop courte et trop moulante, les yeux à peine ouverts par la fatigue et l’engourdissement éthylique. Elles ondulent langoureusement leur corps en parfait décalage avec le rythme comme avec toute logique sinon d’attirer le chaland. Une parade amoureuse bien rodée, il faut croire, puisque s’agglutinent autour d’elles des hommes aux gesticulations plus saccadées encore qu’une partie de Street Fighter. Ils ont tous faim : faim d’un sourire, d’un regard aguicheur ou d’une main tendue qui pour eux voudra dire possibilité de reproduction. Parfois, ça marche et ils s’offrent à la foule en une explosion de pelles baveuses, mains baladeuses et coït habillé sans grande pudeur.

Toute cette petite ménagerie semble s’amuser dans cet univers d’une incroyable violence : frustration, vices, saleté, féminité objet, virilité suraffirmée, argent roi, dress code qui érige le superficiel et le trop-propre en mode de vie, jugement de valeur et impossibilité du verbe. Tout un programme. Ils n’ont pourtant rien de punk ces jeunes du tertiaire : que peuvent-ils donc trouver dans ces lieux sinon une catharsis à leur vie trop bien rangée ?

Vous avez compris, ce soir-là, je n’ai pas pécho et j’ai le seum des descentes d’éthanol. En réalité, on s’est tous fait à l’idée qu’on racontera probablement ces histoires à nos enfants : les soirées vodka qui finissent mal, leur parrain qui déglutissait sur les passants depuis le balcon et leur maman emballée la main dans la culotte sur les canapés d’un festival en Croatie. Vous trouvez peut-être ça naze, mais dites-vous bien que nos parents ne racontent jamais ce qu’ils faisaient en « discothèque », pas plus que nos grands-parents dans les bals du village. Mon petit doigt me dit que ce n’était guère plus glorieux.

Comme tout bon parisien, je déteste les clubs et les sorties du samedi soir. Cependant, je sais que vous allez passer une partie de votre jeunesse à vous y déhancher. Mieux vaut prévenir que guérir : on vous a concocté un petit guide de survie en milieu hostile.

Préparatifs et entrée en club

Si je me pose des questions en fin de soirée, je m’en pose aussi au début :

Qu’est-ce qui pousse ces jeunes de banlieue déshérités à venir s’échouer en si grand nombre devant les portes désespérément closes des boîtes de nuit des Champs Élysées ? Si je ne trouvais pas leurs erreurs désespérantes, je comprendrais presque leur haine quand ils se prennent en pleine figure l’éternel « non, pas ce soir messieurs », asséné par un grand black qui vient du même quartier qu’eux, pour ensuite voir ces jeunes  blondinets en chemise blanche et coupe de BB Brunes rentrer aux bras de leurs cousines en jupe-ras-la-fouffe. Ces jeunes ne sont pourtant pas ce qu’on voudrait nous faire avaler à la radio et la discrimination dont ils sont victimes n’est que le fruit de leur méconnaissance des codes de la nuit. Ne pas les respecter, c’est vous condamner à être comme eux, c’est-à-dire à passer une partie de la nuit à errer sur la plus belle avenue du monde avec pour seule compagnie une bouteille de skai bien peu orthodoxe.

Pourquoi sortir en boite ?

Je vous arrête tout de suite : ce n’est pas parce que ces endroits puent le sexe et le stupre que vous devez y aller avec l’état d’esprit d’un acteur porno de série Z. Le fait est qu’on n’y vient pas pour se décharger de son trop-plein de foutre ou y trouver l’âme sœur, mais seulement « pour s’amuser et passer un peu de bon temps ». C’est peut-être hypocrite, mais il est primordial de conserver cet état d’esprit : votre naturel et votre spontanéité en dépendent. Après tout, si les femmes se ramenaient en boîte pour une catharsis coïtale bref au coin d’une alvéole poisseuse, ça se saurait. La vérité partielle, c’est que les femmes y viennent pour se sentir vivante, c’est-à-dire se rassurer sur leur pouvoir de séduction et se jauger par rapport aux autres filles. La rencontre avec un « beau-gosse-dont-elles-se-feraient-bien-leur-quart-d’heure » n’est que la cerise sur le gâteau. Inutile donc de vous mettre la pression sur un quelconque « résultat » à la fin de soirée. En fait, vous devriez même agir comme si vous vous étiez tapé tellement de filles ces dix derniers jours que votre présence n’a pour raison que de décompresser après tous ces batifolages. Votre venue en ces lieux sombres semblera ainsi délicieusement désintéressée, contrastant avec celle de tous les types qui zyeutent d’un regard angoissé le sexe opposé entre deux remous du bassin.

Comment choisir le lieu de votre soirée

Si vous habitez en plein coeur d’une grande ville, vous avez la chance de pouvoir éviter le carré en béton à proximité de la zone commerciale comme seul lieu de débauche nocturne (voire, pour les membres les plus « France profonde » de notre lectorat, la salle des fêtes du village). Face à un choix souvent trop cornélien, évitez de sauter sur le premier « top des clubs de Paris » et faites-moi un peu plaisir : choisissez un lieu qui vous corresponde.

Qui vous corresponde, c’est-à-dire :

– Le thème de la boîte dépendra de vos inclinations pour un certain type de musique. Les boîtes à la mode – et de la mode au mainstream, il n’y a qu’un pas, mais vous le savez déjà – passent généralement de la house ou de la minimale, mais vous pouvez très bien vous rendre dans une boite rock, punk, hard rock, techno, latino voire R&B.

– La faune locale est un critère primordial si vous voulez vous sentir à l’aise. Si vous exécrez les financiers, publicitaires, marketeux et autres professions parasites, évitez le Social Club, le Baron, Wanderlust, Chacha, Carmen, Silencio, Moune et autres clubs « hype » trustés par la gotha parisienne.

– La proximité géographique par rapport à votre domicile est un critère discriminant si vous voulez pouvoir faire une pré-soirée entre amis. Ca marche aussi dans l’autre sens, bien sûr : rien de mieux qu’une compagnie agréable pour se remettre d’une soirée survoltée.

Personnellement, je n’arpente les allées des clubs qu’à l’occasion de soirées organisées par des connaissances, ou si un artiste que j’apprécie particulièrement s’y produit ce soir-là (si le seul nom de DJ que vous connaissez se résume à Skrillex ou Deadmau5 rassurez-vous, on en reparlera plus tard dans la section « Culture »). Après tout, le fait demeure que la qualité du lieu est souvent proportionnelle à la qualité des gens que vous allez y rencontrer look what i found.

A quelle heure décoller ?

Les « before » sont souvent l’occasion de se soûler entre potes et « se mettre bien ». Accessoirement, peu vous l’avoueront, mais c’est aussi un prétexte en or pour économiser sur le prix du litre d’éthanol beaucoup plus cher au bar que chez le paki du coin. Malheureusement, on sait tous comment ça se passe : un mec sort sa pochette de weed, ça se pose, ça s’endort, ça s’enivre à grands renforts de vodka orange mal dosée servie tiède dans un verre en plastique, et c’est comme ça que vous finissez par décoller péniblement à 1h du matin, après avoir ingéré une pizza commandée sur le pouce avant de mettre le nez dehors. Mauvais plan pour votre niveau d’énergie et vos chances de rentrer. Histoire de faire ses premières marques avant que les lieux soient pleins, il vous faut connaître, intégrer et apprivoiser les horaires cachés de la nuit :

– Pour une soirée afterwork : le pic de la soirée est entre 22h et 23h. Arrivez pour 20h30 / 21h.

– Pour une soirée qui démarre à 21h et finit vers les 5h30 : le pic de la soirée est entre 1h et 2h. Arrivez pour 23h30 / minuit.

– Pour une soirée qui commence à 23h et finit après 6h, le pic est sur le coup des 3h. Arrivez pour 1h / 1h30.

Pour la sortie, éclipsez-vous toujours une heure à une demi-heure avant la fin des festivités. Généralement, c’est l’heure où vous n’écoutez plus qu’avec la moitié de l’oreille la musique et errez comme une âme perdue dans les méandres de la boîte à regarder les foules éclaircies se rouler des patins sordides. Rien de plus pénible alors que de vous prendre en plein visage la lumière vive, cette lumière apparemment calculée étaler dans toute sa splendeur la pâleur des visages marqués et bouffis par l’alcool de vos camarades de sauteries. Autant vous dire que sous pareil éclairage, vous n’êtes pas sous votre meilleur jour.

Comment s’habiller en boite de nuit ?

Voici une short list des vêtements qui vous feront irrémédiablement passer pour le kéké de service :

– Tee-shirt fluo moulant échancré jusqu’au téton

– Polo rugby avec col relevé

– Baggy bleu javel lacéré et chaussures pointues en faux cuir reptilien d’agent immobilier.

– Chemise longue de bureau sortie du pantalon

– Chemise Xoos à boutons colorés, manchettes contrastées et col imposant

– Hauts à motifs douteux (pull dragon, quand tu nous tiens… !)

– Tee-shirt humoristique de célibataire désespéré (F*ck me I’m famous, Mariage = game over, Threesome is awesome…)

A moins d’êtres en soirée déguisée ou dans un bar gothique, une tenue de club a deux grands embranchements stylistiques qui peuvent se combiner :

– « Teenage » : tee-shirt à personnalité (groupe favori, photographie, photomontage simple et de qualité, message cool), chemise à carreaux façon bûcheron, cuir, hoodie, jean brut, sneakers…

– « Mec-mondain-qui-réussit-dans-la-vie » : veste noire ou grise, jean brut, chaussures en cuir et la chemise qui va avec, c’est-à-dire qu’elle sera de soirée (courte, bien coupée, matière souple et sans froufous), ouverte sur au moins deux boutons et si possible d’une couleur autre que le noir et le blanc, trop connotés dans ce genre d’endroits.

Rien ne vous empêche d’être plus osé dans votre tenue avec des pièces avancées ou des styles plus avant-gardistes.

Par contre, ne venez jamais sapé avec un SMIC sur le dos. Vous ne voudriez quand même pas voir votre chemise Givenchy éclaboussée de mojito bon marché, ou vos Maison Martin Margelia piétinées par un crackhead qui chausse des Van’s, j’espère ? Même si la porte peut paraître sélective et les filles exigeantes, sachez que dans ce noir PERSONNE ne saura faire la différence entre un coton égyptien et un coton Zara – en fait, 95% des gens présents ce soir-là ne sauraient même pas faire le distingo de jour, ni même vous dire ce qu’est un coton égyptien. Par contre, consciemment ou pas, ces mêmes gens sauront distinguer la coupe, les pièces et leur ajustement entre elles ; aussi, si vous êtes sûr et certain que la soirée ne dégénèrera pas en pogo, permettez-vous une pièce de qualité en haut du corps : les filles adorent caresser soie et cachemire en vous demandant d’où peut bien venir cette pièce. Croyez-moi ou pas, mais les matières nobles les excitent toujours plus que n’importe quel boniment sur votre travail quotidien au bureau.

L’importance des accessoires

Dans cet ordre d’idées et pour parfaire votre tenue, utilisez 2 ou 3 accessoires, mais jamais plus au risque de passer pour un sapin de Noël. Evitez la Méthode Mystery et sa notion de peacocking : ça marche aux USA, le pays du tuning et de la démesure. En France, vous passerez pour un douchebag.

Dans un cadre plus conventionnel, à côté d’objets discrets comme les montres, bracelets, colliers, bagues, boucles d’oreille, lunettes ou piercings qui construisent votre allure générale, essayez d’avoir un objet « what the fuck » qui interpellera votre interlocutrice et lui donnera un prétexte en or pour vous aborder ou la jouer tactile. De vécu, j’ai vu des filles caresser pendentifs-horloges, boucles d’oreille à plumes, couronnes de laurier, casquettes rouges, bérets gavroche, lunettes de soleil décalées, lightsticks, pendentifs avec tête de barbie, chapeaux indiens, j’en passe et des meilleures. L’idée est d’avoir quelque chose d’original, qui ne détone pas avec votre style et que de facto vous assumez pleinement. Du reste, c’est comme pour tout : évitez le ringard et le grandiloquent.

A combien faut-il sortir en boîte ?

C’est la question qu’on se pose souvent trop tard, c’est-à-dire stupidement plantés devant le videur des lieux. Un peu de bon sens vous fera vite admettre, et ce à juste titre, qu’une huitaine de garçons éméchés à 3h du matin ne franchiront pas beaucoup de portes closes. Les tenanciers des lieux veillent à ce que leur établissement soit non seulement rempli, mais qu’il conserve un public mixte et qualitatif au possible. Il faut semer un grain de folie pour passer une bonne soirée ; à ce titre, les groupes trop nombreux poussent malheureusement au sédentarisme et au cloisonnement : pourquoi discuter et danser avec l’inconnue quand vous avez une dizaine de potes à qui parler ?

Évitez les groupes de plus de 3 personnes – scindez, au besoin – en essayant dans la mesure du possible d’incorporer au moins une fille au sein de votre groupe. Vous pouvez aussi utiliser la technique de la fille imaginaire en prétextant qu’une amie vous attend à l’intérieur. Rodez bien votre discours mais n’en faites pas trop si vous voulez être crédible.

Sortir seul en boite

Ca peut paraître très glauque dit comme ça, mais je peux vous assurer qu’on s’ennuie pas en solitaire et que la probabilité de vivre des choses potentiellement surprenantes est non-négligeable – et de toute façon indéfiniment plus élevée qu’une soirée passée à trucider Diablo III. Le seul volet délicat de cette histoire, c’est la gestion du fameux « tes amis sont où ? » auquel vous échapperez difficilement au cours de la soirée. Vous avez fait l’effort de vous bouger au lieu de rester devant la télé, et sans l’appui de vos amis, qui plus est : vous n’avez pas à avoir honte de sortir seul. Si en plus le DJ est bon, si vous êtes en ville depuis peu ou que vous avez une énergie folle, vous n’avez même pas besoin de travailler vos réponses. Il va surtout falloir éviter le « j’ai mes amis qui vont peut-être venir » qui sonne non seulement faux et creux, mais qui dénote une position d’infériorité au sein de votre groupe de potes. À vrai dire, si vous voulez vraiment mentir, dites que votre meilleur pote s’est embrouillé au possible avec sa copine jalouse juste avant la soirée, et qu’il va par conséquent finir sa soirée à parler à sa copine à travers la porte de la salle de bain (true sad story).

L’entrée en boîte : porte, file d’attente et premiers pas

Les gérants des boîtes aiment à laisser grossir les files d’attente de leur établissement, histoire de créer et d’entretenir l’illusion que leur petit cocon ne désemplit jamais. Bien que rares si vous arrivez aux bonnes heures, les files d’attente sont également, malgré leur caractère artificiel, de très bonnes occasions de vous « échauffer » et de nouer des contacts que vous retrouverez peut-être – ou plutôt sûrement – dans la suite de la soirée. C’est le premier réflexe à avoir quand vous arrivez : vous pouvez taper l’inscrut’ dans les conversations ou rompre un silence en lançant un trait d’humour (entendu : « Il faudrait faire comme à Disneyland, afficher le temps restant avant d’entrer sur des panneaux…  on pourrait même faire des tickets coupe-file qu’on obtiendrait en corrompant les videurs »). Évitez simplement de parler de votre angoisse d’être refoulé à la porte (pas très mec-qui-a-confiance-en-lui, pas vrai ?).

Toujours avec cet état d’esprit joueur, vous allez devoir soigner vos premiers pas et ce même si personne ne semble vous regarder. Ne foncez donc pas avec des œillères vers le bar ou les toilettes et prenez le temps de faire calmement un tour de salle à la recherche de tête connu. Si vous êtes à l’aise ou habitué des lieux, serrez quelques mains (dont les barmens et autres vigiles, avec qui vous devez toujours vous arranger pour être pote), c’est le genre de choses qui ne passe jamais inaperçu. Si vous croisez des connaissances, ne vous posez pas tout de suite, dites leur « bonsoir », enchaînez sur deux boutades et quelques questions de politesse et revoyez-les plus tard dans la soirée, quand vos niveaux d’énergie auront atteint leur paroxysme et que vous aurez des histoires amusantes à vous raconter sur le déroulement de la fête.

Une petite technique pour entrenir votre énergie et votre niveau de sociabilité sera de faire un tour de pré-abordage : abordez tous les gens quelques dizaines de secondes, avec un max d’énergie et un grand sourire. Ne foncez pas que sur les filles, ça ferait queutard : l’idée est de marquer votre présence et d’injecter un peu de votre bonheur viral dans chaque petit groupe. Pour trouver de quoi ouvrir la discussion, servez-vous du contexte, mais voici à titre de simple exemple quelques phrases qui font leur boulot :

« Ah ! Enfin des gens qui ont l’air de s’éclater, ça fait plaisir ! »

« Mon pote est aux toilettes, vous êtes mes amis pour les deux prochaines minutes. »

Dans un mondei déal, tout le monde devrait faire comme ça tellement c’est agréable. Mais puisque c’est une denrée rare, vous portez votre score de coolitude à un niveau très honorable. Si vous vous faites rejeter (ce qui arrive plus rarement qu’on ne le croit), ne le prenez pas pour vous et gagnez des points en leur souhaitant une bonne soirée.

L’état d’esprit pendant la fête

Quoi qu’il en soit, maintenant que vous êtes dans l’ambiance, vous devez constamment garder à l’esprit ces trois choses :

– Un niveau d’énergie et un sourire qui doivent constamment irradier de votre visage ;
– Votre corps est droit, votre tête levée et vos yeux « cherchent au loin » en activant leur vision périphérique. Pas question d’être une tour de contrôle à meufs bonnes bien avachi sur un canapé en simili-cuir ;
– Essayez toujours d’avoir l’air occupé (checker Facebook sur son iPhone toutes les 3 minutes est une feinte beaucoup trop connue et agacante : innovez, pour l’amour de Dieu).

Et si, maintenant, vous mettiez toutes les chances de votre côté  ? C’est le moment d’ajouter une petite cerise au gâteau… voyons laquelle.

Draguer en boite de nuit

Vous souvenez de ce que l’on a dit ? Vous n’êtes pas là pour ça. Personne ne devrait jamais venir faire la fête pour tromper son célibat. N’empêche que les filles sont particulièrement belles et énergiques ce soir-là et que vous aimeriez bien avoir les armes en poche pour éviter de passer pour le lourdingue que son égo se fera un plaisir de ruiner.

Les lieux de la séduction

La piste de danse :

Lieu où se profile tout un rituel pré-copulatoire, c’est de fait et par conséquent la place où la séduction s’incarne de la manière la plus physique qui soit. Le dancefloor est le passage quasi-obligé du flirt festif. On y consacrera une partie entière dans le chapitre suivant, c’est vous dire.

Le bar :

Oubliez donc ces films à la James Bond où un homme gominé au sourire Freedent White aborde une nana esseulée, assise, les jambes langoureusement croisées. Il n y a plus que dans les bars lounges des hôtels haut de gamme que ce genre de scène existe encore. Pour ne rien gâcher à l’image d’Épinal, c’est beaucoup plus intéressé que ça en a l’air sur le grand écran. Dans les clubs, le comptoir n’est généralement qu’un lieu de passage et si ce n’est pas le barman, c’est la foule compacte et assoiffée qui vous en fera décoller par ses oeillades pas très subtiles.

Dans ces conditions, y aborder une femme nécessite qu’on s’y prenne sans contretemps : votre corps est droit ET tourné vers votre objectif (qui est de consommer, pas de draguer). Seule votre tête est tournée vers elle, ce afin que vous ne lui donniez pas l’impression de vouloir lui piquer sa place ou de faire de l’attente du verre qui lui remplira les mains un chemin de croix en mauvaise compagnie. Si elle accroche et que personne ne pousse, vous pouvez alors vous poser quelques minutes, le temps de sécuriser votre contact. Dans ces conditions, calez un siège entre vos deux corps histoire d’éviter qu’un homme assoiffé coupe court à votre petit échange de regards.

Le fumoir :

Je ne crois pas au discours des fumeurs qui disent fumer « pour le plaisir de sentir la fumée leur passer à travers la gorge ». En revanche, je sais que la cigarette est le plus puissant lubrifiant social qui ait jamais existé, et rien que ça, ça justifie tous les cancers contractable à 50 ans. Les fumoirs sont généralement des lieux extrêmement désagréables, mais également les véritables cœurs de la soirée : tout le monde s’y mélange, y discute et y flirte.

Il y a des centaines de manières d’y accrocher quelqu’un sur la conversation qu’il a. Le seul fait que vous y soyez fumeur vous permet de parler de la condition des tabagistes, le goût des cigarettes des filles qui fument ou de votre collection de briquets. Redoutable au passage, le coup du briquet, pour peu que vous en ayez un beau et les moyens d’enchaîner sans transition sur une conversation à propos du goût des belles choses (Shruikan pourra vous en parler).

Les canapés :

Bien que le spectacle soit passionnant, n’y passez pas toute la soirée à mater comme un affamé regarde un festin, bière à la main, le spectacle des échanges – de mots, de fluides – qui se profilent entre fêtards. Le canapé est le lieu où l’on se ressource l’espace de quelques minutes avant de se relancer dans la foule compacte. C’est aussi le lieu où l’on peut discuter au calme (et pas qu’avec vos amis : passer sa soirée en boîte comme si vous étiez au café, c’est du gâchis). Le contact y est facile et l’intrusion permise.

Le carré VIP :

Je ne sais pas si ça vaut vraiment le coup de tenter quelque chose sur les petites poules prolétaires venues se rincer auprès d’un magnat qui lorgnera sur leur petit cul prêt-à-prendre. Par contre, les mondaines et amies de nouveaux riches apprécieront l’aventure et des sujets de conversation autres que le boulot et les vacances à Marrakech.

Les toilettes :

Ne rigolez pas, tout y est plus léger et moins formel. Ne vous y attardez pas. Ne collez pas les personnes que vous y rencontrez, l’idée est juste de marquer l’esprit pour revoir les gens plus tard au fil de la nuit.

Fin de la visite, on arrête de faire les touristes et on passe maintenant à l’action.

Initier le contact avec des inconnus en soirée

L’erreur serait de considérer cette étape comme la plus difficile alors que c’est censé être le pilier de toute fête qui se respecte. La généralisation du minimalisme froid, le cloisonnement de la communauté gay et des boîtes pleines d’employés du tertiaire déprimés auront fini d’achever le sens du contact et donc les nuits des grandes capitales : plus personne n’ose se parler sans passer pour un lourdaud. Il existe bien sûr quelques lieux égrenés dans nos villes où l’amour reste vivace, mais ce n’est qu’une question de temps avant que les mecs-qui-bossent-dans-la-com les prennent d’assaut pour y perpétuer leur mélancolie pailletée de morbide. Si vous deviez avoir une mission plus grande dans votre vie que sauver les bébés phoques ou de pondre un gosse, ce serait de rendre un peu de chaleur humaine à nos vies nocturnes. Un seul impératif : parlez !

Pour cela, il ne faut surtout pas attendre d’être validé. Il n’y a qu’au cinéma où le rituel de séduction démarre avec des œillades au coin du bar pour vous signaler que vous pouvez aller lui offrir un verre. S’il y a des regards qui se croisent et se maintiennent un peu plus que d’habitude, c’est tout de suite qu’il faut aborder, pas attendre qu’il y en ait un deuxième plus long que le précédent. TOUT DE SUITE.

Comment faire une bonne phrase d’accroche ?

Contrairement à la croyance généralisée des sites de drague ancienne génération, il n’y a aucune phrase d’accroche toute faite pour aborder les inconnus (du moins, qui puisse porter ses fruits avec un taux de réussite supérieur à 60%). Le stakhanovisme oratoire est un fantasme et je me demande bien s’il y a un jour existé quelqu’un pour répéter une de ces phrases toutes faites pendant toute une soirée. En fait, une bonne accroche ne peut qu’être naturelle, et donc selon moi contextualisée :

– Un instant, une action, ce sur quoi son regard se porte ;

– Une ambiance, un lieu, un thème auquel vous participez ;

– Un objet, un bijou, un vêtement, un style ;

– Un mouvement, un geste, une occupation ;

– Une présence, ses ami(e)s, sa position dans son groupe ;

– Un élément culturel.

Ce travail d’imagination ne peut pas être prémâché ! Il faut apprendre à saisir ces occasions qui s’égrènent au fil de la soirée. Vous devez être interpellé par votre environnement, vous devez vous obliger à agir spontanément – pas plus de trois secondes entre le premier regard et le premier mot -, vous devez rester constamment en alerte sur ce qui se trame autour de vous.

L’importance du feeling pour une bonne accroche

L’état d’esprit d’un bon premier contact se situe quelque part entre détente subtile et folie festive. Il faut arriver avec suffisamment de maintien pour ne pas être « agressif » (vous passeriez pour un mec bourré, donc lourd ipso facto), mais en même temps savoir véhiculer du bonheur et de l’énergie dans votre voix comme sur votre faciès. Vous devez tomber à pic, être une brise de vent frais qui égaye sa soirée – pour terminer en tempête, dirait le poète -. Une fille abordée doit sentir chez vous amusement et détachement, elle sait en vous voyant que vous ne lui tiendrez pas la patte et que ce que vous lui dites sera intéressant et fun.

Si la façade du premier contact peut vous pa

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raitre froide, sachez qu’un peu d’insistance savamment dosée vous permettra de rapidement échauffer la conversation jusqu’à ce qu’elle atteigne un rythme de croisière. C’est un peu ridicule de briser la glace et de partir dix secondes après comme un voleur parce qu’elle ne vous a pas rendu votre large sourire. Comprenez-la, bon sang… dans vie d’une fille, trois types de personnes violent son espace vital : les vendeurs de roses, les relous éméchés et les garçons mignons qui auront su lui plaire. Laissez-lui donc quelques secondes pour qu’elle sache où vous caser.

En revanche, si vous avez la vague impression de baiser un cadavre en lui parlant (pas de regard ou de sourire), ne montrez ni agacement ni incompréhension et avec ce même grand sourire d’illuminé avec lequel vous êtes venu l’aborder, souhaitez-lui simplement une bonne soirée. Elle est en couple, elle est fatiguée, vous l’avez mal abordé ou vous ne lui plaisez pas. Dans tous les cas, le repli stratégique ne se discute pas, il s’impose.

De quoi discuter en soirée avec des inconnus ?

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la boite de nuit n’est pas propice au discussions profondes : le bruit y est assourdissant, la foule s’y bouscule, la fatigue est palpable et l’alcool de bas étage brouille les pensées. Le contenu importera donc moins que la forme : il faut que vous parliez avec le sourire et l’énergie qui rendront tout ce que vous dites compréhensible et intéressant.

Vous devez aussi faire mouche tout de suite :

Points communs

Trouver un maximum de choses qui vous rapprochent (vous devez pouvoir déjà en communiquer une partie grâce à votre style vestimentaire, votre coiffure, vos accessoires et j’en passe). Cela peut également être culturel (groupe de musique, film, livre, expo, série télévisée), sportif, géographique, professionnel ou plus prosaïquement se situer au niveau de vos valeurs.

Emotions positives

Evoquez le futur (ambitions, rêves, aboutissement personnel), le passé (réconfort, insouciance, destin commun) et ses voyages (aventure, dépaysement). Lui faire parler de ce qu’elle sera dans dix ans, de ce qu’elle a vécu à l’étranger et de ce qu’elle aimait quinze ans plus tôt vous permettra d’inoculer une puissante dynamique à la conversation. Dernier petit tip : les gens adorent parler d’eux. Les filles n’y échappent pas.

Statut social

Communiquez très subtilement sur votre travail et votre pouvoir sans que ça ressemble à un catalogue de Prévert en collaboration avec une réunion de VRP. La question tombera d’elle-même (« tu fais quoi dans la vie ? ») mais vous pouvez commencer à l’initier par petites touches dans la conversation, par le biais d’anecdotes qui mentionneront indirectement votre statut sans qu’on sente que ça soit l’objet de cette même anecdote. Si votre métier ou vos études ont des titres aussi ronflants que « Agent de maintenance des unités de production », apprenez à être simple et concis, poétique, évasif : « Je bosse dans la com / dans la pub / dans la finance / dans la mode / dans la musique / dans l’industrie / à la télé / dans la d.a », en mettant en exergue les aspects managériaux ou artistiques de votre métier – parler de technique ne marche jamais pendant le premier contact, croyez-nous, on a testé. Transmettez toujours l’idée que vous vous y amusez raisonnablement, et ne faites pas le blasé (c’est quoi cette manie typiquement parisienne de détester son métier, maintenant que j’y repense ?).

Si vous ne travaillez pas, faites de votre passion une activité et ne dites pas que vous touchez le RSA à chiller dans les cages d’escalier. Pour l’argent, n’en parlez pas, cela doit être fait avec énormément de finesse et de désintéressement, en France plus que dans d’autres pays où le préjugé de l’argent est tenace et grimpant comme le mauvais lierre des façades de banlieue.

Intérêt pour la personne

Lui montrer qu’elle vous plaît, et lui montrer que c’est réciproque. Cela peut paraître contradictoire avec ce qu’on lit un peu partout (à savoir que plus vous la fuyez et plus elle vous suit), mais si persiste dans ce conseil, c’est qu’on a tous tendance à en faire trop. S’il est vrai que vous ne devez pas montrer votre intérêt de manière hâtive et ostentatoire sous peine de passer pour un énorme queutard (à base de formules toute faites et de sentimentalisme à fleur de peau), il est par contre essentiel d’initier un rapport de séduction et de le faire comprendre : tu me plais, je te plais, jouons, it’s gonna be funny. Il ne faut donc pas avoir peur des compliments tant qu’ils sont fins, et toujours diriger ceux-ci sur ce qu’elle a fait l’effort de faire (son style, sa culture, un repas, une activité, une attitude), pas sur ce qu’elle a d’acquis (ses yeux, ses seins, j’en passe et des meilleures). Comme le disait le gourou suranné de la séduction Mystery, « Beauty is common, show me what else you got« .

… mais ne transformez pas le jeu en interrogatoire

De toutes les questions que vous posez, il sera important de ne pas en rester aux faits… à moins, bien sûr, de se destiner à une carrière aux RG. Pour éviter d’être intrusif, basculez dans le registre des émotions et n’hésitez pas à tenter de répondre vous-même aux questions que vous lui posez (sous forme de supposition humoristique ou taquine). Il faut pour cela développer son intelligence sociale, l’écouter et savoir se mettre à sa place. Un exemple hyper bateau lancé hier par un de nos bâtard sensible : « Tu fais quoi, dans la vie ? Je te vois tellement dans le rôle de l’infirmière, si tu savais… et n’essaie même pas de démentir, toutes les infirmières ont la même expression moitié curieuse moitié sadique, faudrait que je cherche à savoir pourquoi un jour. Un peu comme si vous vous apprêtiez à faire une prise de sang, tu dois savoir de quoi je parle ».

Séduire en duo : le « wingmen ».

C’est important d’avoir des amis – et surtout les bons, les mauvais vous lâchent dès que ça commence à sentir la mort. Vous savez de qui je parle.

En plus de prendre de vos nouvelles au moins une fois par mois, un bon ami sait aussi vous aider à séduire sans faire passer sa queue avant la vôtre. L’idée du « wingman » (co-pilote) est de créer un binôme d’abordage permettant de générer une puissante dynamique conversationnelle. Votre wingman doit savoir désamorcer une copine chienne de garde, vous sauver de situations embarrassantes, rebondir dans les blancs, vous complimenter sans en avoir l’air et créer de faux dialogue entre vous (rien de plus savoureux qu’un wingman qui raconte, pour la centième fois, l’aventure épique que vous avez vécue dans ce bar louche comme si c’était la première fois que vous y repensiez). Rayonnez d’amusement et n’hésitez pas à faire des jeux de rôle sans avoir à faire crisser votre intégrité : devenez binôme de pubard, financier à la dérive, journalistes d’investigation ou agents secrets, qu’importe si c’est bien dosé !

Vos amis doivent aussi accepter de vous laisser dans ces moments de grâce une part plus importante qu’à l’habitude dans la hiérarchie du groupe. Je m’explique : les femmes ont l’instinct aiguisé quand il s’agit de repérer les signaux subtils de votre statut social. Par exemple, au moment d’effectuer une action en groupe, sachez devenir le meneur : « allons danser » ou « vous êtes opés pour qu’on bouge au (nom du bar) ? ». Ne tombez pas non plus dans l’excès du type lourd et dirigiste, surtout si ce n’est pas votre comportement habituel, mais apprenez à prendre les devants.

« Je t’offre un verre ? »

Un conseil qui sauvera votre porte-monnaie et votre honneur de mec : n’offrez JAMAIS de verre à une fille pour la draguer. Jamais.

Combien de fois ais-je vu des hommes revenir la queue entre les jambes après avoir offert un verre et vu leur « créancière » s’en aller rejoindre un autre homme une fois leur dû en main ?

Cette manière d’agir ne fait pas d’elle des traînées mercantiles, bien au contraire : vous leur payez quelque chose dans l’attente d’une conversation… « et plus affinités ». Vous êtes comme ces putains de détraqués sexuels qui errent au bois de Boulogne, quelques billets en poche. Qui plus est, vous le faites généralement en proposant « d’aller chercher un verre » et en la laissant seule, commettant par là le double crime de la laisser accessible aux quatre vents et de vous couper en quatre pour la satisfaire, avec comme conséquence logique que la tension sexuelle chute autant que votre stress augmente – comment pourrait-il en être autrement avec tous ces types qui l’abordent au loin pendant que vous êtes coincé au bar à vous battre pour débourser vos 20€ en boisson ? Qui lui dit d’ailleurs que vous n’en avez pas profité pour foutre un peu de Rohypnol dans son whisky-coca ? Si vous devez offrir un verre, faites-le en sa compagnie et de manière équitable : « tu paies le premier, je paie le second ». Ni pigeon, ni Picsou.

Vous pouvez par contre la laisser boire dans votre verre, et tendre le vôtre quand quelqu’un vous regarde en boire (feeling positif). C’est une de ces choses que vous pouvez facilement vous permettre sur la piste de danse.

Comment danser en club ?

Au fond de ce couloir d’où s’échappent musiques et lumières trop fortes, une foule sue et danse aux sermons musicaux d’une idole moderne. Vous arrivez sur le dancefloor ; si vous voulez profiter pleinement de la fête, il vous faudra connaître les spécificités de ces rites profanes. Et c’est alors que Bâtard Sensible descendit du Mont Sinaï avec les commandements de la danse en boîte de nuit.

La scène d’émasculation par la danse la plus violente du cinéma

Comment danser en club

Audiard disait de la danse que « c’est du pelotage : tout ce qu’on fait avec les pieds est parfaitement secondaire. Tout le monde s’en fout ».

Je ne lui donnerai pas tort, à ceci près qu’à son époque la musique ne ressemblait pas à de la tribal house mixée sur ordinateur. A la différence de son époque où les gens savaient danser et en faisaient par là toujours un peu trop, aujourd’hui les gens bougent, mais oublient l’harmonie de leurs gestes.

Il ne s’agit pas de savoir danser, mais d’arriver à marquer sa présence de manière impactante et positive sur le dancefloor. Si vous voulez séduire, votre danse devra cependant être mesurée. Vous n’êtes pas celui qui sautille, hurlant et levant les bras, ou celui qui reste corps et yeux prostrés face au DJ au point que ça en devienne suspect. Le problème de l’absence de danse codifiée, c’est cette question qui hante l’esprit des débutants : « Mes pieds, mes bras, mes mains, j’en fais quoi ? ». Vous êtes rongé par la peur du ridicule, vous zyeutez tout le monde, vous avez l’impression d’être le seul à être mal à l’aise, et vous voulez que je vous dise ? Ca se voit tout de suite.

Quelques règles sur le dancefloor :

– Être naturel (c’est-à-dire ne pas être tout à fait vous même).

– Soyez dans le rythme, calez-vous sur le beat (la mélodie risque de vous faire faire n’importe quoi trop vite) ;

– Occupez l’espace ;

– Soyez souple et gardez vos mains ouvertes (le poing fermé n’est pas rassurant) ;

– Gardez le plus possible vos bras au niveau des hanches et des épaules ;

– Bougez avec votre bassin (évitez de trop bouger pieds, épaules et tête) ;

– La tête droite, le regard à l’horizon, la vision périphérique active ;

– Ayez une expression de joie sur le visage, ne déprimez pas sur le dancefloor ;

– Synchronisez-vous avec la foule (sachez l’observez, vous y apprendrez à danser) ;

Vous pouvez aussi faire n’importe quoi sur le dancefloor, à défaut d’être séduisant. Vous serez amusant pour ceux qui vous regarderont.

Faut-il apprendre une danse « technique » ?

Je ne saurais décidément trop vous le conseiller pour vos activités personnelles, bien que ce ne soit pas obligatoire pour danser en boîte. La maîtrise des rudiments de ces 3 danses vous sera néanmoins utile :

– Rock : la plupart des filles savent le danser et c’est tout à fait utilisable hors des clubs rock ou des soirées étudiantes.

– Latino : énorme bonus de séduction. Pout être allé voir en Amérique du Sud, je peux vous assurer que c’est même pratiquable sur… du David Guetta (dans un pays où les libraires affichent des posters d’Alizée et de Tokio Hotel, je ne m’étonne de rien) ;

– Slow : vous pensiez n’en avoir plus vus depuis les booms de votre lycée ? Vrai, en boîte sauf joli délire en fin de soirée, c’est assez rare de voir des gens virevolter au gré d’une turbine électronique. Cela dit, cela vous apprend à tenir une femme et c’est très utile pour le coller serré.

Trouver une partenaire

On peut aimer danser devant les baffles ou le DJ, mais ça reste toujours plus agréable quand c’est fait en bonne compagnie. Dans des clubs ou tout le monde fait face au DJ en fermant les yeux, pas facile de créer des affinités et trouver celle avec qui partager votre énergie.

Procédure qui prend trois temps : le regard, l’approche et la danse. Certains y vont directement, face à face, et ça marche (à moins d’être un creepy soûl comme un cochon, les vents sont assez rares). J’imagine cependant que si vous lisez cet article, vous n’êtes pas tout à fait prêt à utiliser la manière forte. Quelques petites astuces pour accrocher le regard tout en douceur :

Le pote à l’horizon

Traverser la salle de danse le regard au loin à l’horizon à la recherche d’un ami imaginaire. Vous accrochez alors un max de regards (parfois simplement des mecs que vous énervez, ceci dit) auxquels vous pouvez répondre par un sourire.

La « wing girl »

Dansez avec une amie ou un groupe d’amis en cercle (comportant des filles de votre connaissance) dos au DJ permet de tenir discrètement à l’oeil la foule qui se masse devant vous. En plus de communiquer que vous savez danser avec un membre de la gente féminine sans que ça se termine en imitation gênante de Pulp Fiction, vous pouvez facilement accrocher les regards.

Le satellite

Pour peu que vous soyez séduisant et que vous sachiez danser, vous pouvez être surpris par la soudaine surreprésentation féminine dans votre entourage 10 minutes après que vous ayez pris place. Pour danser avec la fille que vous avez repérée, vous devez vous approcher et être vu ; faire en sorte qu’elle comme vous vous rapprochiez de plus en plus votre corps jusqu’à être face à face. Si elle ne vous a pas fui durant le processus, c’est dans la poche. Rien n’arrive par hasard en boîte.

Le messie

Quand un mec un peu creepy s’approche d’une fille et qu’elle ne sait pas s’en débarrasser, profitez-en pour la sortir de ce mauvais pas et vous récolterez bien plus qu’une simple médaille ou un chocolat. Tournez-vous vers elle et faites-lui signe de vous rejoindre (ou prenez-lui carrément la main). Expliquez-lui la démarche avec humour, rigolez un grand coup et… retournez danser dans votre coin. C’était désintéressé oui, du moins avant de la retrouver hors de la piste de danse et de pouvoir l’accrocher avec ce petit faux pas dont vous l’avez providentiellement tirée. Encore plus osé : ramenez-vous et parlez-lui comme si c’était votre copine, tactique testée et approuvée qui peut terminer en baiser fougueux dans les quinze secondes qui suivent l’interaction pour décourager le type de persister dans son entreprise.

Danser avec sa partenaire

Deux petites amandes malicieuses vous font maintenant face et vous ne savez pas très bien par quel bout prendre ce paquet de nitroglycérine. La moindre erreur pourrait vous être fatale et voir votre partenaire détourner ses yeux et son corps du vôtre pour repartir voir l’inconnu. Gardez votre calme et continuez à garder votre sourire et votre sens du rythme.

L’importance de la synchronisation. Dans la réalité, les filles ne savent pas aussi bien danser, donc c’est encore plus facile.

Le gros problème dans ces moments-là, c’est justement la montée d’adrénaline qui vous font faire n’importe quoi : mouvements trop rapides et violents, membres tordus sans harmonie, corps coincés dans une boucle, pas trop calculés, imitation de Pulp Fiction, j’en passe et des meilleures.

Pour danser avec une partenaire, il ne faut pas changer vos mouvements, mais trouver une osmose : observez-la, elle, sa posture, ses bras, son bassin et adaptez progressivement vos mouvements. Vous entrez alors en synchronisation (les individus qui s’apprécient se singent inconsciemment).

L’idée n’est pas de suivre ses gestes comme un mouton de Panurge, mais de l’amener à se laisser dominer par vos initiatives : mouvement de bras, tour sur vous-même, « tricks de danse » (n’en faites pas trop !), rapprochement des corps… pendant la danse, et alors que la musique descend légèrement, rapprochez son oreille de votre bouche et susurrez-lui quelques petites phrases qui tombent à propos : compliments (ils doivent rester rares), questions-compliments, motivations, attirer son attention sur un point de la scène, etc. C’est encore le meilleur moyen de vous rapprocher d’elle.

Le coller serré ou l’arme de séduction massive

C’est un peu l’examen final du samourai, le boss final du jeu vidéo de votre adolescence tardive, celle qui vous fera passer de petit mignon des pistes à amant potentiel. Le coller serré est l’une des danses les plus sensuelles, de celles qui instaurent une puissante tension sexuelle entre vous et votre amie. Ratez-la par empressement, maladresse, manque de confiance ou brutalité, et vous passerez immédiatement à la case « pervers ».

L’approche se fait normalement toute seule, mais si elle venait à être un peu timide, prenez-lui les deux mains et réduisez petit à petit les distances. Servez-vous alors de vos bras pour mener la danse : sur les hanches, bas du dos, haut du dos, caressant ses bras, en vous accroupissant légèrement… passez alors derrière elle, et continuez à danser en effleurant ses fesses avec vos hanches, en jouant à enrouler vos bras et les siens contre vos corps et à caresser sa tête. Si la température monte trop vite ou si la pression venait à descendre, reprenez un peu de distance (avant qu’elle ne le fasse) et revenez petit à petit au coller serré.

Vient le moment fatidique où vos cœurs battent la chamade, elle est face à vous, vous hésitez à partir de peur de tout gâcher, mais il va falloir y aller comme un brave petit soldat, alors suivez le guide.

Embrasser en dansant

Vous sentez la légère moiteur et le léger collant de sa peau contre la vôtre, vous êtes contre elle, vous allez poser vos lèvres contre les siennes… restons laconiques face à des scènes d’une telle intensité et contentons-nous d’affirmer que plusieurs approches sont possibles :

– En face à face : remontez vos mains contre son visage et ses cheveux regarder là dans les yeux. Regardez son œil gauche, son œil droit, sa bouche (regard triangulaire) et posez votre front contre le sien. Ses yeux se ferment, continuez à l’avoir entre vos mains quand vous vous embrassez.

– En dos-à-dos : frottez son dos, glissez-lui des mots dans l’oreille et embrassez son cou en y glissant vos mains. Remontez jusqu’à la joue et retournez là (vous pouvez aussi l’embrasser en arrière, mais c’est plus acrobatique).

À ce stade-là, l’échec est rare, mais elle pourrait faire marche arrière par simple goût du jeu. Faites comme si de rien n’était (ne posez surtout pas de questions, n’ayez pas l’air déçu ou embarrassé) et continuez à danser … jusqu’à la prochaine tentative. Il se peut aussi que ce soit une question de peur des regards (ses amis sont tout près d’elle). Dans un tel cas, le mieux que vous puissiez faire, c’est de l’emmener hors du dancefloor, trouver un coin à l’abri des regards et terminer votre hors-d’œuvre.

Comment sortir bien accompagné ?

Ce soir, vous n’êtes pas bredouille, et vous sortez de la boîte avec l’impression d’avoir une fille d’after-show Dior pendue à votre bras droit (les gauchers nous pardonneront). Je crois ici utile de le préciser ici, même si vous le savez probablement déjà : ce que vous trouvez magique à la lueur de la lune sera tout juste passable aux premières lueurs du jour. Dans tous les cas, vous avez maintenant un choix à faire : est-ce que je pars en prenant son numéro de téléphone ? Ou est-ce que je l’emmène chez moi pour finir la nuit ? Ça ne va pas seulement dépendre de ce que vous voulez en faire mais plutôt des opportunités qui s’offrent à vous. Si vous avez choisi le one shot moderne – peut-être pas la chose la plus élégante que notre siècle ait inventé, mais sûrement la plus fun – voici le plan de bataille.

Préparer l’esprit de la fille

Un seul mot d’ordre : rassurer. Par petites allusions, vous allez instaurer une zone de confort entre vous et cette fille, comme si vous vous connaissiez depuis longtemps. Vous manquez de créativité ? Voici cinq astuces :

– Se projeter dans un avenir où le contact est durable : aller voir un film, une pièce de théâtre, une expo, tester un bar, aller dans une soirée, visiter un parc, envoyer une playlist, échanger vos bagues et les récupérer à une autre occasion…

– Créer une accointance philosophique (même si vous trouvez sa manière de voir la vie complètement vide, ça n’a aucune importance vu votre alcoolémie et la sienne) afin qu’elle se sente en phase psychologiquement avec vous (et puisse facilement imaginer et s’identifier à votre univers). Si vous préférez mener le jeu côté « opinions », balancez-lui des choses tellement vraies qu’elle ne pourra qu’acquiescer. Le must en la matière consiste à mettre des mots sur des choses qu’elle a ressenties sans jamais réussir à les verbaliser sur les gens, votre environnement…

– Lui faire admettre l’intérêt de la spontanéité. Racontez-lui des moments de folie et faites-lui se souvenir de ces moments magiques où rien n’était prévu : vacances de dernière minute ou décision prise sur un coup de tête. Elle sera forcément d’accord avec vous sous peine de passer pour une fille hors du coup. Et si ce n’est pas le cas, c’est que vous ne l’intéressez pas assez pour qu’elle se plie à votre avis sur un truc aussi évident.

– Agir comme si votre manière de faire était tout à fait normale et donc acquise. C’est elle qui doit se sentir folle et marginale en ne succombant pas au « tout, tout de suite ».

– Ne pas se presser et lui laisser une légère impression de contrôle. Dans cet ordre d’idée, éviter de parler trop crument et directement de vos futures chorégraphies, vous risqueriez de lui donner l’occasion de dire « non », et surtout de paraître trop intéressé. Introduire une dimension sexuelle dans une conversation, contrairement à ce que les idiots pensent, ce n’est pas parler de cul. Et surtout pas mal parler de cul.

Gérer les résistances

Et ce sans cordes ni GHB. Les raisons de se refuser à vous sont multiples : elle raccompagne ses copines en voiture, a ses règles, n’est pas épilée ou plus prosaïquement reste très emprunte des schémas traditionnels de la relation : nécessairement à construire en évitant de passer pour une fille facile. Dans tous les cas, il ne faudra surtout pas s’engager dans un débat rationnel au risque de passer pour un touriste marchandant au souk de Marrakech. Ses arguments vous passent au-dessus et vous devez détourner son attention (lui faire oublier les contraintes, donc ne pas chercher à les déjouer sur le terrain du concret).

N’hésitez pas à insister avec finesse en jouant sur la forme et l’intervalle des relances.

L’emmener dans un lit

Je peux vous assurer qu’à cinq heures du matin, à moins d’être sous l’emprise d’une substance énergisante pas très légale dans nos contrées, son envie de se retrouver au chaud sous sa couette est supérieure à celle de faire des acrobaties avec vous. Ça tombe bien, vous comptiez justement joindre les deux bouts. En effet, sauf condition s’y prêtant, il est parfaitement inutile de proposer une after « balade sur les quais », un « café croissant » ou un kebab / crêpe crassos (plus particulièrement celui-ci, il faut dire : le kebab de 6h, ça ne se pratique qu’entre potes. Une fois par mois grand maximum).

Tout l’intérêt d’habiter en centre-ville et à proximité de votre lieu de festivité est de pouvoir faire ce trajet à pied afin d’éviter la baisse d’énergie, l’inhibition en milieu formel… et les néons glacial du métro parisien, berlinois, londonien ou toute autre ville dont le bitume aura trouvé grâce à vos pieds.

Si vous avez fait les choses dans l’ordre, l’invitation n’est qu’une formalité :

« On – se pose / fait une after / va – chez – moi / toi ? »

Vous pouvez aussi proposer une activité comme écouter des disques sur votre chaîne Hi-Fi vintage (pour peu que vous ayez lu notre article sur le sujet), aller manger les meilleurs toasts au Nutella de Paris fait maison…

Une fois dans votre immeuble, gardez en tête cette phrase de Clémenceau (je parle bien du Tigre de la IIIème République) : « le meilleur moment pendant l’amour, c’est au moment de monter les marches ». Prenez votre temps, embrassez-la et faites monter la pression jusqu’à votre porte. Une fois devant chez vous, ne jouez pas à l’agent immobilier qui essaie de refourguer sa came ; déjà parce que votre 16m² d’étudiant aux prises dénudées fait peine à voir, mais surtout parce que vous risquez de faire descendre les ardeurs de notre amie. Embrassez-la fougueusement avant de tourner la clé et emmenez-la directement à votre lit.

Pour le reste, je vous laisse gérer, je suis sûr que vous saurez y faire 🙂

Conclusion

Malgré tout ce que j’ai pu écrire, souvenez vous qu’il en est des soirées comme de votre vie : qualité et style riment parfois avec chaos et imprévu, à petites doses bien sûr. J’ai conscience qu’en écrivant un tel guide, je risque de faire germer deux ou trois freaks potentiels qui suivront à la lettre chaque étape du manuel et renverseront l’échiquier quand leur jeu ne viendrait pas à se dérouler comme prévu. Gardez néanmoins en tête que ce que je décris n’est qu’un ensemble de codes tacites que personne ne nous apprend, et que ces derniers ne font aucunement figure de loi suivie par tout le monde, en tout lieu et à toute heure. J’invite donc tous nos lecteurs à s’en jouer, à s’amuser, et aussi – parce que c’est bien de temps en temps – à mettre pénis et timidité sur le bouton « off » pour faire honneur à la fête comme il se doit, c’est-à-dire en en profitant un max.

Party Hard, les enfants !

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The uncle said: ‘My sister is and was completely devoted to her. Everything she did in her life, it was for cheap nfl jerseys her daughter. She raised her on her own. The most difficult thing for a mother is to bury her own child. She could not face the idea of going to her funeral.While TC Oakley Sunglasses Outlet Williams was in fact the product of several schools in Alexandria merging together to form one big behemoth of a high school, it didn’t exactly play out the way it’s portrayed in the movie. The key difference being the tiny little fact that cheap oakleys TC Williams was formed and integrated six years before the movie takes place.So who else made this list of most liked actors and TV personalities? With Ellen DeGeneres at the top, followed by Mark Harmon, the third person on the list is Jon Stewart. Fourth place goes to The Big Bang Theory’s Jim Parsons, followed, of course, by Jay Leno. Numbers six through ten are Stephen Colbert, Tom Selleck, Oprah Winfrey, Robin Williams and Steve Harvey, respectively. Ellen DeGeneres has made the list since her talk show began back in 2003.Now look at the other properties Disney was producing around that time. Wreck It Ralph, Oz The Great And Powerful, The Odd Life Of Timothy Green, Prince Of Persia, John Carter all male characters who are expressly mentioned in the titles. But surely after John Carter flopped, Disney learned its lesson and nixed all mention of men in its future films, which are now solely about objects and natural phenomena.The Norwegian judicial system doesn’t dick around, even if their prison guards are shit scared of the perps. The men involved, thirteen in all, were NFL Jerseys Cheap captured and convicted in March 2006 in a case that cost more to prosecute (160 million kroner) as what the guys actually stole. They were sentenced to a total of 181 years Authentic Jerseys Sale in prison, and then, in June 2007, the court decided that wasn’t enough; so they went back and wholesale nfl jerseys made the sentences tougher. Four masked men burst into a Berlin bank with pistols and shotguns, and took . Half an hour later, they sent one hostage out cheap jerseys with a typewritten note: They wanted a getaway car, a helicopter and 17 million deutchemarks (about $12.2 million in 1995 dollars). After negotiations, 5 million marks were delivered at 9:30pm as a down payment. Then? Nothing.Finkler and Galloway were absentees from last Friday night’s comfortable 3 0 win over Central Coast Mariners at the controversial venue of North Sydney Oval. And although the pair were both running in separate workouts to their squad mates on Friday, it seems unlikely that they will be rushed back into action.

Mais qui est Laurent CARDON ?
Dissidence de salon et mauvais sentiments. Vous n'aimerez pas m'haïr, vous haïriez m'aimer. Retrouvez le sur Twitter ou Facebook

10 réponses au sujet. Parlons-en !


  1. Béatrice

    C’est superbement bien écrit… Je suis venue sur cette page parce que je suis « une vieille » retournée en discothèque depuis peu et m’aperçois que les codes ont bien changé ! Du coup j’ai loupé deux occas hier soir, et à mon âge, c’est dommage …Encore bravo pour ce vrai talent d’écriture, il faut persévérer, ce fut un bon moment de vous lire….


  2. Pingback: Danser avec une Fille en Boîte de Nuit : 2 approches efficaces


  3. Samuel

    Un bon style, un bon contenu, que demander de plus? Peut-être simplement lorsqu’un article est aussi long que celui-ci, revenir sur les points importants pour conclure, à part ça je ne vois pas, chapeau.



  4. françois

    Konrad t’est un dieu on pense EXACTEMENT pareil sur tout ce que t’a ecrit jusque la…(autrement dit je suis un dieu aussi)



  5. fabien

    Putain je suis arrivé au bout de l’article, un article bien écrit avec des conseils vraiment bons. Mais franchement vous m’avez épuisé, c’est trop d’effort. Je préfère encore me branler tout seul en bouffant des chips. Et épouser une russe sans-le-sou sur catalogue.


  6. @Manne, l’argumentaire de Konrad tient tout à fait la route car il est une façon d’équilibrer le Yin et le Yang dans un parfait mélange, parfois redoutablement cru pour qui s’aventure là par hasard, je te l’accorde, mais les chroniqueurs sont toujours avertis, si cette rule n’est plus mise en exergue dans la façon de déballer des articles chez eux comme chez toi, ça voudra dire qu’une chose : plus assez d’expérience dans un domaine aussi pointilleusement périlleux.
    Mais après tout, tu es juste une femme de passage qui a eu l’intérêt mais surtout le courage d’analyser cet article, ça me fait plaisir de te répondre.

    A présent, traduis le Yin par l’esprit concrètement joueur, chasseur et audacieux, le Yang par l’aspect du charme, de l’apprentissage du sexe opposé et l’amour vécu puis décroché au coucher de la pleine lune.
    Deuxième traduction : l’esprit dominant, celui qui a faim d’obtenir la volupté avec ou sans le sex-aqueo à la pose des premiers jalons d’une aventure VS l’esprit dominé par la conscience, celui qui se sent faussement dominé, et qui est en quête d’expériences nourrissantes, par l’aventure.

    En trois points, là où ton raisonnement diffère (à raison dans un contexte « le mec qui t’a convoqué dans un café et qui veut débattre de son article avec toi, une femme riche en blé complet », à tord dans ce contexte d’expression qu’est BS) et se contredit ici :
    1/ Une femme qui « n’ose pas dire non », ERREUR*
    2/ Question contrôle, qui devrait le prendre en main pour démarrer les choses ?*
    3/ ***
    *= Tout ici est une question de positionnement, si on était des blogueuses au féminin, et que tu étais un homme, tu aurais eu la même réaction.
    Moi, j’aurais plutôt interprété la chose avec la dualité qui s’y rapporte, et cette façon :
    A/ Une femme ne se laissera JAMAIS embrigadée dans une chambre lit une place (ni même sur 100 mètres de plus après sa station de métro retour) si elle n’était pas séduite, si elle n’est pas séduite, c’est qu’elle a le contrôle, si elle a le contrôle c’est parceque soit, t’as la gueule à Gainsbourg (franchement, ça me désole d’avoir pioché cet artiste qui était, tout franchement encore, l’un des meilleurs, et plus beau que ces pédés de la new wave) sans avoir été le Gainsbourg charismatique de la soirée…
    B/ …on apprend le jeu de la séduction par le récit de nos expériences et de notre sens LOGIQUE, sur ces pages justement.
    C/ Ensuite, la contradiction, c’est surtout ton 2/, toujours dans un défaut de positionnement. Et pour tout te dire : on contrôle pour séduire, on séduit pour coucher, et le contrôle, on aime le savoir perdu pendant les échauffourées, on est pas des tarés avides de pouvoir, ce serait triste si on ne laissait pas la fille prendre des initiatives, nous griffer et nous mordre… JE DÉCONNE PAS AVEC MON PETIT C/ !

    PS : Si tu veux en débattre plus longuement après ta réponse, ajoute Konrad sur FB s’il-te-plaît, un avis féminin est TOUJOURS le bienvenu =D
    NB : Si tu nous fais une guerre au lance-pierres, pense que Janvier prochain c’est l’inauguration du mariage homo et qu’on pourrait très bien abandonner l’univers féminin à cause de toi ;'(


  7. Manne, je ne fais pas la police des braguettes mais je précise bien que ce n’est pas la stratégie la plus chevaleresque qui soit. On me pose la question « comment coucher avec une inconnu? ». J’écarte le GHB (pour des questions légales bien que ça marche) et j’explique une manière de faire. C’est très difficile de jauger le niveau de résistance dans ces situations : est-ce un jeu, un « peut-être », un manque de confiance ou un refus catégorique ? Qu’on ne vienne pas m’arguer que nous savons en toute situation ce que nous voulons. Au plus malin de jouer avec les bonnes cordes de son instrument.

    Si tu veux me l’entendre dire : je ne cautionne pas le viol. Les gens sont à cran la dessus en ce moment.



  8. Manne

    Je trouvais cet article plutot marrant et pertinent, jusqu’à ce qu’on arrive à la partie « comment convaincre une inconnue rencontrée en boite de venir coucher avec vous ».
    Rassurer la fille, encore, c’est logique, mais:

    – Agir comme si votre manière de faire était tout à fait normale et donc acquise. C’est elle qui doit se sentir folle et marginale en ne succombant pas au « tout, tout de suite ».

    —-> Ouais, pasque c’est toujours cool de coucher avec une fille qui est là pasqu’elle a pas osé refuser, elle se sent pas du tout manipulée et mal à l’aise

    – Ne pas se presser et lui laisser une légère impression de contrôle.

    —-> Une impression, parce qu’il faudrait pas qu’elle ait réellement du controle, non plus

    Dans cet ordre d’idée, éviter de parler trop crument et directement de vos futures chorégraphies, vous risqueriez de lui donner l’occasion de dire « non », et surtout de paraître trop intéressé.

    —-> Nan mais c’est vrai, ce serait dommage qu’elle fasse ce dont elle a envie. Si une fille couche avec vous essentiellement parce qu’elle a pas eu l' »occasion de dire non », la partie de jambes en l’air risque d’etre un peu…

    Et aussi la partie sur « elle a probablement des raisons pertinentes de ne pas partir avec vous, mais n’en ayez rien à foutre », où j’ai pas trop compris: est-ce que tu propose de l’emmener quand meme en tablant sur le fait que si elle continue de marcher avec vous c’est que ses raisons sont pas si importantes?

    Enfin bref, je trouve que ces parties de l’article détonnent avec le reste, qui lui me parait plutot sympa, ça fait bizarre



  9. Thocast

    Testé et approuvé en tant que cobaye. Enfin, genre, presque. Jusqu’à un certain point.



  10. Kotaro

    Tu peux développer sur l’aspect de « introduire un contexte sexuel dans la conversation » s’il te plait ? C’est un conseil qui me parait toujours abstrait.


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